Bérénice, IDE en réanimation

31/1/2023
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Les vocations arrivent souvent par la famille ou par l’environnement… Et parfois par une inconnue, comme ça a été le cas pour Bérénice, qui a visé le métier d’infirmière après un premier contact enfant.

Pourquoi avoir choisi le métier d’infirmière ?

Je l’ai découvert quand j’étais petite, suite à une opération, et c’est ce que j’ai toujours voulu faire. Je voulais prendre soin des autres comme on avait pris soin de moi. Après un bac pro ASSP*, j’ai travaillé un an en tant qu’aide-soignante avant de faire l’école, puis après l’école, j’ai de nouveau travaillé un an avant d’entrer en école d’infirmière, d’où je suis sortie en décembre 2020.

Je souhaite me spécialiser en tant qu’infirmière anesthésiste. Comme il faut deux ans d’exercice avant de pouvoir passer le concours et que c’est le poste d’infirmière en réanimation qui prépare le mieux à ce métier, c’est ce que je fais en ce moment, après une année d’intérim pour me diversifier.

Qu’est-ce qui te plaît le plus et le moins dans ton métier ?

C’est un métier complet, on peut travailler dans n’importe quel secteur et service, en entreprise, en scolaire, en hospitalier, dans le privé… On ne peut pas s’ennuyer ! En réanimation, j’apprécie aussi la collaboration avec les aides-soignantes, les médecins… On n’est jamais seule.

Bien sûr, le manque de moyens humains et de matériel est compliqué. On est toujours en déficit de personnel, c’est usant.

Qu’est-ce que la plupart des gens ignorent sur le métier d’infirmière ?

C’est un métier en perpétuelle évolution. On réforme toujours nos pratiques, il faut donc savoir être dans l’analyse, prendre du recul, et ne pas avoir peur du changement.

Quels conseils donnerais-tu à la soignante débutante que tu étais ?

Avoir une grande curiosité scientifique, parce que plus on a de connaissances sur les pathologies, les soins, etc., plus on gagne en capacités d’organisation et en confiance en soi. Il faut aussi adopter une attitude bienveillante et toujours centrée sur le patient, sans se laisser perturber par tout ce qu’il peut y avoir autour.

Il y a vingt ans, quand j’ai dû être opérée, j’étais très stressée, et c’est une infirmière anesthésiste qui m’a rassurée. En tant que patient, on remet notre vie entre les mains des autres, on est vulnérable, et on a besoin de se sentir en confiance et soutenu. Un bon soignant est capable de dégager ça.

Y a-t-il un moment où tu t’es dit "c’est pour ça que je fais ce métier" ?

Ce sont tous les moments où les patients me le rendent bien, où ils sont soulagés dans la douleur physique ou psychique et qu’ils m’en remercient. Quand les patients sont dans le coma, ce sont les familles qui nous font ressentir qu’on s’occupe bien du membre de leur famille, et là, je me dis que c’est pour ça que je fais ce métier.

Propos recueillis par
Séverine Dégallaix

Son avis sur Hublo

“ Je l’utilise depuis 2019, l'appli me permet de faire plus de jours de travail et d’augmenter ma rémunération, mais aussi de sortir de mon service, ce qui me fait du bien parce que j’ai ainsi un autre contact avec les patients. ”

Bérénice

Infirmière

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