Kimberley, IDE multiservices

13/4/2023
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Commencer une carrière dans la santé en pleine pandémie aurait eu de quoi en décourager plus d’un… Mais Kimberley ne s’est pas laissée abattre ! Cette infirmière de 24 ans apprécie de voir chaque jour des choses différentes.

Pourquoi avoir choisi le métier d’infirmière ?

Pendant ma formation, je pensais devenir puéricultrice, mais des stages m’ont fait changer d’avis. Je me suis donc orientée vers des carrières aux urgences et au SMUR. Puis le covid s’est incrusté dans mes études et j’ai été appelée en renfort aux urgences, de nuit, où j’ai créé des liens avec l’équipe. Ils m’ont demandé de venir travailler avec eux. Je suis devenue vacataire, en faisant uniquement les urgences au départ, puis tous les services, à l’exception de la réa et la cardiologie.

Qu’est-ce qui te plaît le plus et le moins dans ton métier ?

J’aime ce métier polyvalent, tant dans les soins que dans la patientèle. Quand on en a assez d’un service ou qu’on frôle le burnout, au lieu de changer de métier, on peut simplement changer de service, ou passer de jour plutôt que de nuit par exemple. J’aime aussi la relation soignant-soigné, on est leur premier interlocuteur, notamment la nuit, quand ils n’ont pas leur famille auprès d’eux, on a le privilège d’être là.

Ce qui me plaît moins, c’est que la fin de vie soit un sujet si tabou en France. La prise en charge n’est pas forcément adéquate. On en parle pendant nos études, mais ce n’est pas assez poussé, même si on peut suivre des formations supplémentaires sur les soins palliatifs. Beaucoup de médecins ont du mal à accepter cette fin de vie et sont plus dans l’optique de sauver des vies, alors que je cherche à soulager les souffrances… Certains patients ne demandent qu’à partir tranquillement.

Qu’est-ce que la plupart des gens ignorent sur le métier d’infirmière ?

On n’est pas que des piqueuses ! On est au plus proche du patient, et on travaille en binôme avec les aides-soignantes, l’infirmière ne fait pas que donner des médicaments, son rôle inclut aussi le nursing, l’aide aux repas…

Quels conseils donnerais-tu à la soignante débutante que tu étais ?

Il faut s’accrocher car c’est un beau métier malgré ses aspects difficiles. On a tous eu au moins un stage très dur ou eu peur une fois livrés à nous-mêmes, mais on prend vite le coup. Et il ne faut pas hésiter à vérifier toujours ses connaissances, à jeter un nouveau coup d’œil sur ses cours, à se remettre en question, car la science évolue toujours.

Y a-t-il un moment où tu t’es dit "c’est pour ça que je fais ce métier" ?

Mon premier stage, en hôpital psychiatrique. On n’avait pas encore vraiment vu ce versant à l’école et j’étais un peu effrayée à l’idée de commencer par là. Au final, j’ai vu le côté relationnel et j’ai trouvé ça magnifique, j’ai découvert une facette du métier totalement différente. C’est pour ça qu’en tant que vacataire, je vais encore dans ces services.


Propos recueillis par
Séverine Dégallaix

Son avis sur Hublo

“ Hublo est mon outil de travail, je passe par l’appli pour toutes mes missions, y compris si je veux m’inscrire dans un nouvel établissement. J’y ai tout mon emploi du temps, mes disponibilités, les missions sur lesquelles je postule… C’est du travail à la carte, et dans mon entourage, beaucoup m’envient de voir que je peux organiser mon emploi du temps comme je le veux. ”

Kimberley

Infirmière

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